Ce que l’on sait de la disparition d’Emiliano Sala

FC Nantes football club supporters gather in Nantes after it was announced that the plane Argentinian forward Emiliano Sala was flying on vanished during a flight from Nantes in western France to Cardiff in Wales, on January 22, 2019. The 28-year-old Argentine striker is one of two people still missing after contact was lost with the light aircraft he was travelling in on January 21, 2019 night. Sala was on his way to the Welsh capital to train with his new teammates for the first time after completing a £15 million ($19 million) move to Cardiff City from French side Nantes on January 19. / AFP / LOIC VENANCE

Le monomoteur Piper PA-46 Malibu emprunté par Emiliano Sala a disparu des radars, lundi, vers 21 h 20, à une vingtaine de kilomètres au nord de l’île de Guernesey.

Les recherches ont repris, mercredi 23 janvier, pour retrouver l’avion transportant le footballeur argentin Emiliano Sala. Coordonnées par la police de l’île anglo-normande de Guernesey, celles ci ont été engagées dès lundi soir.

  • Reprise des recherches

En milieu de journée, trois avions et un hélicoptère participent aux recherches, a tweeté la police de Guernesey mercredi matin.

Mardi soir John Fitzgerald, directeur général de l’agence de secours maritimes Channel Islands Airsearch estimait que s’il est tombé, « l’avion se serait brisé, auquel cas il n’y a pas d’espoir », ajoutant que « la température de l’eau est si froide en ce moment que s’ils [les passagers] se trouvaient dans l’eau, le froid les aurait maintenant gravement affectés ».

  • Disparition des radars lundi soir

Le monomoteur Piper PA-46 Malibu emprunté par Emiliano Sala effectuait, lundi 21 janvier, le trajet Nantes-Cardiff. Il a disparu des radars vers 21 h 20, à une vingtaine de kilomètres au nord de l’île anglo-normande de Guernesey. Selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse, une autre personne, outre le pilote, se trouvait aux côtés d’Emiliano Sala dans le Piper PA-46 Malibu.

Le pilote venait de demander l’autorisation de descendre de son altitude de croisière, à 5 000 pieds (1 525 mètres). Sur les derniers relevés, le monomoteur volait à une altitude de 2 300 pieds (700 m), a précisé la police.

  • Un avion qui « tombe en morceaux »

L’attaquant de 28 ans avait envoyé un message vocal à des proches via la messagerie WhatsApp dans lequel il s’inquiétait de l’état de l’avion. Ses paroles, révélées mardi soir par le quotidien sportif argentin Olé, apparaissent rétrospectivement glaçantes, mais sont prononcées sur un ton assez calme, et ponctuées de bâillements.

« Je suis dans l’avion, on dirait qu’il va tomber en morceaux, et je pars pour Cardiff », dit Sala. « Si dans une heure et demie vous n’avez plus de nouvelles de moi, je ne sais pas si on va envoyer des gens pour me rechercher, parce qu’on ne va pas me trouver, sachez-le. Oh là là, qu’est-ce que j’ai peur ! », ajoute-t-il, sur un fond sonore évoquant celui d’un aéronef

 

  • Vol organisé par Emiliano Sala

Le président de Cardiff, Mehmet Dalman, a déclaré, mercredi, que le club avait proposé à Emiliano Sala de s’occuper du trajet entre Nantes et Cardiff : « Nous avions parlé au joueur et lui avions demandé s’il voulait que nous prenions des dispositions pour son vol qui, pour être honnête, aurait été un vol commercial », selon des propos rapportés par le site d’information WalesOnline. « Il a refusé et pris ses propres dispositions », a-t-il assuré. « Je ne peux pas vous dire qui a organisé le vol parce que je ne sais pas à ce stade, mais ce n’était certainement pas Cardiff City ».

  • De Bordeaux à Cardiff

L’avant-centre, auteur de douze buts sur la première moitié de saison en Ligue 1, venait d’être transféré du club de Nantes à celui de Cardiff pour une somme record pour le club gallois estimée par la presse à 17 millions d’euros.

Sala avait été formé à Bordeaux, qu’il avait rejoint à l’adolescence par le biais de Proyecto Crecer, l’école de football fondée par les Girondins en Argentine, dans la province de Cordoba. Prêté à différents clubs (Orléans, Niort, Caen), il avait enchaîné les buts mais sans parvenir à s’imposer à Bordeaux et avait fini par signer à Nantes en 2016 pour un million d’euros.

Avec les Canaris, il était parvenu, enfin, à faire oublier ses allures un peu gauches et sa technique rudimentaire grâce à un réalisme précieux qui avait attiré l’œil de clubs plus huppés.

Après avoir vu s’évanouir la possibilité d’un transfert en Turquie à Galatasaray cet été, il avait finalement obtenu un bon de sortie au mercato d’hiver, au grand dam de l’entraîneur Vahid Halilhodzic, ancien grand avant-centre de Nantes des années 1980, avec lequel il avait lié une relation forte.

 

Be the first to comment on "Ce que l’on sait de la disparition d’Emiliano Sala"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*